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J'peux pas, j'ai 49-3

Un budget d’austérité et de guerre imposé au 49-3

Par l’article 49-3, le Premier ministre Lecornu a imposé un budget qui confirme :

-le gel du point d’indice,

-la poursuite des suppressions de postes d’enseignants,

-la précarité maintenue des AESH,

-les coupes dans les politiques sociales.

Dans le même temps, les dépenses militaires explosent, avec des dizaines de milliards d’euros supplémentaires pour l’armement et la préparation de la guerre.

L’argent existe, mais il est détourné de l’École, de la santé et des services publics.



Protection sociale complémentaire (PSC) : vers la privatisation de notre santé

Dans ce contexte budgétaire, le gouvernement impose la réforme de la Protection sociale complémentaire (PSC), présentée à tort comme une avancée sociale.

En réalité, il s’agit :

-d’une adhésion obligatoire à un système assurantiel,

-d’une exclusion des retraités de la participation de l’État,

-d’une séparation santé/prévoyance,

-de garanties réduites et d’options payantes,

-d’une remise en cause de la solidarité intergénérationnelle.

C’est une attaque frontale contre la Sécurité sociale de 1945 et le principe « cotiser selon ses moyens, recevoir selon ses besoins ».FO revendique au contraire le 100 % Sécurité sociale, financé par le salaire différé, sans assurances privées.



Territorialisation de l’École : une attaque contre le cadre national

Le ministère souhaite modifier le décret sur les décharges de direction pour permettre aux collectivités locales de financer des décharges supplémentaires via des conventions avec l’État.

Cela signifie que l'école dépendra des financements locaux, les directeurs ou directrices pourraient être mis sous tutelle par les élus et cela accentue la territorialisation de l'école publique.



Le remplacement dans tout ça ?


Comme vous le savez déjà, la fusion des différents types de remplaçants (brigades, ZIL, REP+, direction…) se généralise via le logiciel ARIA+.Ce système automatisé et déshumanisant entraîne : la dégradation massive du remplacement, la disparition de dispositifs spécifiques essentiels, une explosion des demi-journées non remplacées...


Le rapport sénatorial de 2025 confirme l’ampleur de la crise : 1,63 million de demi-journées non remplacées en 2023-2024, soit +49 % en cinq ans. Avec les suppressions de postes prévues en 2026, la situation va encore empirer.

Le SNUDI-FO exige l’arrêt des fusions et la création des postes nécessaires.


Dans l’Oise, la mobilisation s’organise : 80 collègues devant la DSDEN

Face à ces attaques, les personnels ne restent pas passifs. Dans l’Oise, le lundi 26 janvier, 80 collègues se sont mobilisés devant la DSDEN pour exprimer leur mécontentement. La lutte continue !

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