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2026, heu... C'est pas fou..

L’année a beau être nouvelle, les revendications restent les mêmes et ne cessent de s’amplifier jour après jour.


Dans l’Oise, la mobilisation contre la fusion des corps de remplacement est forte et déterminée. Dès la première semaine de la rentrée de cette troisième période, plusieurs collègues remplaçants se sont mis en grève pour refuser cette attaque frontale contre leurs missions et leurs conditions de travail.

L’assemblée intersyndicale du 8 janvier a réuni, à Breuil-le-Vert, 60 collègues qui ont collectivement adopté une motion claire et sans ambiguïté (lire ci-dessous).




Ce rassemblement a permis d’élargir la pétition intersyndicale en y associant les parents d’élèves, eux aussi directement impactés par un projet qui désorganisera profondément l’École publique. Car ne nous y trompons pas : la fusion des remplacements entraînera un dysfonctionnement massif du service public d’éducation et un mal-être profond chez les collègues, avec une remise en cause brutale de leurs missions.

NOUS NE SOMMES PAS DES PIONS.


Notre revendication est limpide : si le remplacement tient encore debout aujourd’hui, ce n’est certainement pas en dégradant davantage les conditions de travail et l’organisation des collègues que la situation s’améliorera. La seule réponse sérieuse est le recrutement massif de personnels !

Signez, faites signer et partagez sans limite la pétition.


Le 9 janvier, une vingtaine de collègues et l’ensemble des organisations syndicales se sont rendus à la DSDEN de l’Oise pour remettre les signatures de la pétition. Si les organisations ont été reçues, le discours tenu par le DASEN reste inacceptable : se retrancher derrière une prétendue injonction ministérielle et promettre une simple “prise en compte des préférences” des remplaçants n’est en rien une garantie. Nous le savons d’expérience : ces engagements ne tiennent que tant que les personnels administratifs restent en place. Une fois les équipes renouvelées, les textes sont appliqués strictement, sans aucune considération pour les collègues.


Il est donc urgent et indispensable de poursuivre et d’amplifier la mobilisation afin d’obtenir l’abandon pur et simple de ce projet. Le remplacement est déjà exsangue, fragilisé par le manque criant de personnels. Les collègues sont à bout. Leur poste relève d’un choix professionnel ; le modifier de force constituerait une violence supplémentaire.


Dans la Somme et l’Aisne, la mobilisation s’organise également : pétitions et actions sont en cours.

Partout, faisons monter le rapport de force. C’est par la mobilisation collective que nous ferons reculer ce projet.

Mais ce n’est qu’un avant-goût de l’avalanche en cours. Sur le plan ministériel, les attaques et les dysfonctionnements s’accumulent. Avec les températures négatives, les personnels travaillent dans des conditions parfois intenables, mettant en danger collègues et élèves : classes non chauffées, trajets dangereux, températures proches de zéro, enseignement à distance improvisé, rotations entre rares salles chauffées… Un chaos indigne du service public.


À cela s’ajoute une situation tout aussi inacceptable : faute de solutions de l’État, des centaines de familles se retrouvent sans hébergement. Des enfants, nos élèves, dorment dans la rue par –6 °C.


Depuis la rentrée, nos syndicats interpellent recteurs et préfets pour exiger des mesures immédiates : sécurité des personnels et des élèves, accès à des établissements chauffés, mise à l’abri de toutes les familles concernées. La réponse de l’État se résume trop souvent à la fatalité et au renvoi de responsabilité vers les personnels.

Nous refusons ce bricolage permanent. La sécurité et la dignité ne sont pas négociables.



Côté formation, pas de bonnes nouvelles non plus :

La réforme de la formation des enseignants, imposée contre l’avis des syndicats, prévoit des concours dès la L3 en plus de ceux de M2. Des dizaines de milliers d’étudiants se sont engagés dans ces parcours, au prix de lourdes réorganisations dans les universités et les INSPE.


Aujourd’hui, le ministère annonce que les postes prévus pour les concours de L3 ne seraient finalement pas ouverts, au nom de contraintes budgétaires. Plus de 80 000 étudiants sont ainsi pris en otage et près de 8 000 postes seraient supprimés, après des suppressions déjà actées.

La FNEC FP-FO exige le retrait immédiat du guide ministériel « Acculturer les jeunes à la défense », publié dans un contexte international de tensions guerrières majeures. Ce document s’inscrit clairement dans une logique de militarisation de la jeunesse, visant à banaliser les enjeux de défense et la présence de l’armée à l’École.


Classes défense, interventions de militaires, stages orientés vers les métiers de l’armée, formations spécifiques des enseignants : ces dispositifs détournent l’École de ses missions fondamentales. L’École publique n’a pas vocation à préparer à la guerre ni à servir de relais à une propagande militaire.


Alors que les budgets de l’Éducation et des services publics sont une nouvelle fois sacrifiés, les dépenses militaires explosent. La FNEC FP-FO réaffirme son opposition à toute forme d’embrigadement, son engagement pour la paix, et exige l’abandon de Parcoursup, dont les exclus constituent un vivier pour le recrutement militaire.



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