Référentiel direction : vers des directeurs managers ?
- snudifo60
- il y a 9 heures
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Le ministère a publié son nouveau « référentiel métier des directrices et directeurs d’école », directement issu de la loi Rilhac. Présenté comme un simple cadre de formation et d’accompagnement, ce texte confirme en réalité une évolution profonde du rôle des directeurs d’école.
Derrière les formulations administratives, le ministère poursuit clairement la territorialisation de l’École publique. Le directeur devient progressivement le relais local des politiques ministérielles et territoriales, chargé de mettre en œuvre les orientations décidées par la hiérarchie et les collectivités.
Le texte insiste notamment sur :
-le pilotage du projet d’école ;
-l’exploitation des évaluations nationales ;
-le suivi des résultats ;
-l’organisation renforcée du travail collectif.
Pour le SNUDI-FO, ce référentiel accentue surtout la caporalisation de la fonction de direction. Le directeur est placé dans une position intermédiaire inconfortable, avec toujours plus de responsabilités, sans moyens supplémentaires réels et sans réponse aux revendications historiques de la profession.
Le texte va également très loin concernant le suivi des élèves en difficulté ou en situation de handicap. Dans un contexte de manque criant de places spécialisées, de pénurie d’AESH et de suppression de postes, le directeur devient de fait le principal interlocuteur chargé de “trouver des solutions” localement.
Le ministère a tout de même été contraint de reculer sur un point important : la gestion directe du remplacement par les directeurs. Une première version envisageait un rôle actif dans la recherche de remplaçants. Face aux réactions syndicales, cette partie a été atténuée.
Pour le SNUDI-FO, ce référentiel reste inacceptable. Il demande son retrait et continue de revendiquer :de vraies décharges, une aide administrative statutaire, l’allègement des tâches et des moyens réels pour les écoles.






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