Classes dédoublées : le ministère veut piloter, contrôler et formater
- snudifo60
- il y a 5 heures
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Le ministère a transmis un projet de note de service sur le « pilotage des classes dédoublées en éducation prioritaire ». Derrière ce vocabulaire administratif, le SNUDI-FO y voit une nouvelle tentative de remise en cause de la liberté pédagogique des enseignants.
Le texte arrive dans un contexte déjà très dégradé : suppressions de postes, fermetures de classes, manque de remplaçants, effectifs qui augmentent même dans les classes dédoublées, et 18 demi-journées REP+ trop souvent impossibles à respecter faute de moyens.
Le projet prévoit que les DASEN et les IEN suivent de près les résultats des élèves, croisent ces résultats avec les observations faites lors des visites de classe, puis élaborent des réponses pédagogiques. Pour le SNUDI-FO, cela revient à placer la pédagogie sous pilotage hiérarchique, alors que chaque enseignant doit rester libre de choisir les méthodes adaptées à sa classe, dans le cadre des programmes nationaux.
Le texte prévoit aussi des visites régulières : au moins une visite annuelle pour tous les enseignants de classes dédoublées, et davantage pour les collègues nouvellement nommés. Derrière le mot « accompagnement », c’est surtout un contrôle permanent qui se met en place, dans la continuité des logiques managériales déjà dénoncées avec PPCR.
Les formations prévues posent également problème. Elles seraient liées à cette stratégie pédagogique imposée et pourraient mobiliser une partie des animations pédagogiques ou des demi-journées REP+. Le projet envisage même de regrouper temporairement deux dispositifs dédoublés pour permettre le départ en formation, ce qui revient à banaliser encore davantage le non-remplacement.
Pour le SNUDI-FO, les enseignants n’ont pas besoin d’être davantage surveillés, visités ou formatés. Ils ont besoin de postes, de remplaçants, de moyens spécialisés, d’effectifs réellement allégés et du respect de leur liberté pédagogique.
Le SNUDI-FO exige donc le retrait de ce projet de note de service et l’abandon des suppressions de postes.






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